Conquête de l'Ouest
Au XIXe siècle, la conquête de l'Ouest
désigne le processus d'appropriation par la force d'un territoire
gigantesque, qui s'étend en Amérique du Nord, entre
le Mississippi et l'océan Pacifique. Cette région,
qui correspond à l'Ouest sauvage dans l'historiographie américaine,
tombe progressivement sous la souveraineté américaine
après de nombreuses guerres.
Approche historique
Le gouvernement américain n'a jamais déclaré
la guerre aux Amérindiens qu'il a quasiment exterminés,
d'ailleurs cet épisode historique n'a jamais été
vraiment classé officiellement comme un génocide.
Le déclin des tribus amérindiennes fut la continuité
en Amérique du Nord de la disparition des civilisations précolombiennes
d'Amérique du Sud, perpétrées par les Espagnols.
Causes principales
La conquête de l'Ouest a concerné des milliers d'individus
qui se sont déplacés vers l'Ouest du continent nord-américain
pour des raisons très diverses : les uns allaient chercher
fortune, ou tout au moins espéraient-ils trouver de meilleures
conditions d'existence. Les brochures des compagnies ferroviaires
vantaient la fertilité et l'immensité des terres de
l'Ouest. La hausse des prix agricoles poussait les jeunes couples
à émigrer. Les épidémies des vallées
de l'est et la malaria dans le sud des États-Unis s'opposaient
au climat sain de la côte ouest.
Chronologie de la conquête
Durant le XVIIIe siècle, les Français
installèrent plusieurs avant-postes pour contrôler
le commerce de fourrures du bassin du Mississippi.
La colonie anglaise de Virginie et le riche marchand
londonien John Hanbury, allié aux frères de Georges
Washington s'y intéressent aussi. En 1748, leur Ohio Company
obtient le feu vert pour coloniser le Territoire de l'Ohio, le long
de cet affluent du Mississippi, dans un processus qui mènera
à la guerre de Sept Ans.
En 1784, 1785, 1787 des ordonnances, proposées
par Thomas Jefferson, sont votées par le Congrès des
États-Unis au sujet des territoires du Nord-Ouest, situés
au nord de l'Ohio.
Les ordonnances de 1785 et de 1787 prévoient
un découpage méthodique de développement du
pays. L'ordonnance de 1785 prévoit que le nord-ouest soit
découpé en townships de format carré de six
milles de côté. Au même moment, au sud, démarre
la spéculation sur les terres du comté de Bourbon
qui se traduisent par le scandale de Yazoo Land.
En 1787, il est prévu qu'une fois ouverte
à la population et arpentée, une région deviendra
un territoire sur lequel un gouverneur, un secrétaire, et
un tribunal de trois juges, nommés par le Congrès,
auront autorité.
L'armée américaine
L'armée américaine participe à
la déportation et au massacre des indiens, et protège
les convois de chariots traversant les grandes plaines. Les «
tuniques bleues » se sont souvent conduites de la pire des
façons, massacrant, pillant, volant et brûlant des
villages entiers d'Amérindiens, notamment à Wounded
Knee en 1890, et à Sand Creek. La principale défaite
des soldats américains eut lieu en 1876 à Little Big
Horn, dans un affrontement entre le septième de cavalerie
et une union de tribus sioux et cheyennes. Les Indiens perdirent
26 hommes, contre plus de 200 pour les tuniques bleues. Le général
George Armstrong Custer, commandant le régiment, y trouva
également la mort. Ce fut la dernière victoire des
cavaliers de la plaine.